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Info FM, Léo Lacroix : « Hambourg ? 50 000 spectateurs minimum à domicile, ça donne une idée de la ferveur ! »

« Léo cœur de lion ». Le Hamburger Mörgenpost a été impressionné, comme tous les observateurs, par la prestation de Léo Lacroix (26 ans) en début de semaine lors du choc de 2. Bundesliga entre Hambourg et Cologne (1-0, 12e journée). Avec 91% de passes réussies et 87% de duels remportés, le défenseur central a marqué les esprits. Au micro de Foot Mercato, le Suisse a savouré. « Lundi, j'ai joué face à Cologne, un gros match pour la place de leader. On est premier. Tout se passe bien », a-t-il expliqué, racontant ses premiers pas réussis en Allemagne. « C'est une très bonne expérience. C'est sûr qu'au début, ça a été un peu difficile parce que je n'avais pas fait de préparation complète avec Saint-Étienne, en n'ayant quasiment pas joué de matches amicaux », a-t-il confié, conquis par le football allemand.

« J'ai mis un peu de temps pour me mettre dedans. Là, ça se passe bien, je me sens bien. Je m'attendais à ça. C'est un championnat où il y a beaucoup de pressing, de jeu vers l'avant. Ici, c'est vraiment porté sur l'offensive. Je savais où je mettais les pieds et je suis très content de pouvoir vivre cette expérience », s'est-il frotté les mains. Très bien dans sa nouvelle écurie, il envisage même de s'y inscrire sur le long terme. « Je suis prêté avec option d'achat. En cas de montée, les deux clubs discuteront. Je suis pleinement impliqué dans le projet d'Hambourg. La ville est magnifique, le club est parfaitement structuré. Quand on joue à domicile, il y a minimum 50 000 spectateurs au stade, pour vous donner une idée de la ferveur ! Les fans sont derrière nous pour qu'on puisse remonter. Il y a une grosse atmosphère et une grosse pression du public », a-t-il avoué, avant d'ajouter.

Aucune rancœur envers l'ASSE

« Le groupe est jeune, il y a de la qualité, l'équipe tourne bien, on est premier. Il faut continuer comme ça, on connaît notre objectif », a-t-il glissé. Il ne regrette donc absolument pas son choix de traverser le Rhin cet été et, donc, de quitter l'AS Saint-Étienne, où il était arrivé à l'été 2016. « Je savais que ça allait être difficile. En janvier dernier, j'étais déjà parti en prêt à Bâle (12 apparitions toutes compétitions confondues, ndlr). Le montant de l'option d'achat était un peu élevé pour les Bâlois donc je suis revenu cet été. Il fallait que je me trouve une nouvelle porte de sortie. J'ai pensé à moi. On ne m'a pas dit tout de suite qu'on ne compterait pas sur moi, mais j'ai vite compris, avec mon agent, qu'il fallait que je trouve autre chose », a-t-il indiqué. Pour autant, dans son discours, aucune rancœur envers les Stéphanois.

« Je n'ai pas de regrets. C'était une bonne expérience. J'ai joué pas mal de matches à mon arrivée, j'étais bien physiquement. En janvier 2017, je suis tombé malade et ça a été compliqué de revenir à mon niveau. Aussi, à Saint-Étienne, il y a une grosse pression du public, une obligation de résultats. C'était plus compliqué. Mais je garde un bon souvenir du club. Et puis, on ne sait jamais, je vais peut-être revenir ! », a-t-il lâché, dans un sourire, gardant toujours la sélection de Suisse, avec laquelle il avait déjà été appelé il y a quelques mois. « Oui bien sûr, la Nati est toujours dans un coin de ma tête. Quand on y a goûté, on a toujours envie d'y revenir, de voyager. C'est gratifiant de défendre les couleurs de son pays. Je travaille dur, au quotidien, pour avoir l'opportunité de retrouver la sélection », a-t-il conclu. C'est dit !